Archives mensuelles : mai 2015

Atelier Enfant, animé par Laure Grézis-Vallespir : « NOUS, on voit les choses PLUTÔT comme ça ! »

materielDate : samedi 23 mai
Horaires : de 10h à 12h (durée 2 heures)
Lieu : Terraube, 2 place de Gascogne
Public : enfant, à partir de 8 ans
Nombre de places : 6
Prix adhérent : 4,50€ (adhésion)
Prix non adhérent : 9€

Techniques utilisées : collage, dessin, peinture, broderie sur papier, écriture sur photographie

Mais encore ?
« J’ai sélectionné une série de douze photos, cartes postales, de lieux, que nous connaissons ou pas, d’ici et d’ailleurs, anciennes et modernes. Sur le thème de l’exposition « Lieux communs ?», après une présentation et démonstration rapide des différentes techniques d’intervention mises à disposition, les participants choisissent une photo qu’ils conservent pour la seconde partie de l’atelier.
En première partie, tous autour de la table, ils interviennent sur les six photos restantes, en disposant chacun de dix minutes par photo. Ainsi, en une heure, ils auront ensemble, revisité les six épreuves de façon collective, créant une série.
Pour la deuxième partie de l’atelier, ils personnalisent la photo qu’ils ont choisie en arrivant, avec la possibilité d’approfondir les techniques, sans contrainte, après une observation et une réflexion plus élaborée.

L’objectif est d’appréhender un travail artistique collectif intuitif, suivi d’une appropriation plus personnelle, plus intime.
S’amuser, s’inspirer les uns des autres, se démarquer, copier, s’éloigner, inventer, et surtout, magnifier ce qui est représenté, en dire plus, dévier la vision, enjoliver, décorer, avec tout l’humour propre à leur vision enfantine. Enfin, l’idée est de faire dire à ces photos impersonnelles, une histoire, de faire comprendre aux jeunes participants, qu’il suffit de peu de choses pour mettre de la poésie, du sens, leurs propres regards, sur un support photographique figé, et que ce faisant, on y met de la vie… »
Laure

Sur inscription uniquement : 06 01 06 77 02 ou legrizzlivert@gmail.com

Atelier Adultes animé par Camille Levert, le même jour, mêmes horaires : cliquez ici.

Atelier Travail sur photographie. « Neufchâtel », animé par Camille Levert

Date : samedi 23 mai
Horaires : de 10h à 12h (durée 2 heures)
Lieu : Terraube, 2 place de Gascogne
Public : adulte
Nombre de places : 6
Prix adhérent : 4,50€ (adhésion)
Prix non adhérent : 9€

Techniques utilisées : collage, dessin, peinture, broderie sur papier

1Descriptif :
« Un jour, il y a longtemps, j’ai acheté dans une brocante, le catalogue d’une exposition temporaire intitulée « 11 sites, 1 itinéraire pour des architectures de l’utopie », présentée en Suisse à Neuchâtel en 1991. L’exposition proposait un parcours architectural dans la ville suisse. 11 jeunes architectes de tout le pays y relevaient le défi d’imaginer 11 projets d’espaces urbains exceptionnels.
Immédiatement séduite par ses photographies noir et blanc d’espaces urbains désertés, j’ai acquis ce document avec l’intuition que j’en ferai un jour quelque chose.
Vides de toute présence humaine, ces photographies ne demandent qu’à être complétées !

Il est aujourd’hui le point de départ de l’atelier que je propose, dans le cadre de l’exposition « Lieux communs ? ».

9A l’aide du dessin, de la peinture, du collage, ou de la broderie sur papier, je vous propose d’interpréter ces espaces publics, en laissant libre cours à votre imagination. En vous aidant des légendes qui sous-titrent les photographies, vous ajouterez couleurs, formes, matières, … vie à ces lieux qui ne demandent qu’à être habités !

L’atelier ne demande pas de compétences particulières car chacun peut choisir de se concentrer sur les techniques qu’il maîtrise le mieux … juste une aptitude à imaginer, à laisser courir sa créativité ! ».  (Camille.L)

Principe :
Sur le principe d’un marathon créatif et collectif, chaque participant passe un temps chronométré de 10 minutes sur chaque image. A l’aide du matériel mis à disposition (au choix : collage, dessin, peinture, broderie), il s’inspire des mots inscrits sous l’image pour ajouter des éléments picturaux (dessins, formes ou mots).

A la fin des 2 heures, les 11 images sont modifiées, 6 participants ayant travaillé sur chacune d’elles. Une nouvelle oeuvre collective est née !

Sur inscription uniquement : legrizzlivert@gmail.com

 

Portraits de Terraubois

 » Vous souvenez-vous de votre première baguette de pain ? « 
 » Vous souvenez-vous de votre maîtresse d’école ? « 
 » Vous rappelez-vous de la première fois que vous êtes arrivée à Terraube ? »
….
Depuis quelques jours, de drôles de questions sont posées à Terraube. Des questions un peu personnelles, qui ont toutes un point commun : Terraube. Car ces questions ramènent immanquablement les personnes interrogées, à ce petit village perché sur la belle Lomagne vallonnée. Les questions les ramènent … au moins 40 ans en arrière.

Comment conserver les souvenirs ? En les transmettant à ses enfants, à ses voisins … En les photographiant, en les dessinant, en les filmant … ? La plupart du temps nous parvenons à enregistrer les faits importants de nos vies, les carrefours officiels auxquels on ne peut échapper, naissance, mariage, etc… Autrefois, on n’enregistrait que ceux-là, les changements de noms, de statuts, de pays… on les figeait sur papier glacé, mis en scène pour l’occasion. L’émotion elle, s’évaporait peu à peu. On oubliait les petites choses qui nous avaient fait sourire, changer d’avis, de vie parfois… pour un regard, une idée, un parfum, un air de musique.

Mais si l’on veut ne conserver que l’essence d’un événement passé, l’impression qu’il nous a laissée, l’émotion qu’il a suscitée en nous ? Comment l’enregistrer ? Cette chose qu’il nous reste, que nous seuls pouvons retrouver, sans pour autant être capable de la reproduire. Peut-on même la partager? Peut-on la re-sentir?

Si l’on veut donner les clefs d’un passé sans pour autant tout dévoiler, conserver cette distance qui nous sépare de notre jeunesse, tout en s’y replongeant un peu, le temps d’une question, le  temps d’un regard, la photographie peut-elle nous aider ?

Saisissons ce regard qui s’éloigne dans le Terraube d’il y a 40 ans.

« Georges, vous souvenez-vous de votre première baguette de pain ?« . La tête se tourne d’un côté, comme souvent quand on réfléchit, les yeux cherchent un point au loin, cherchent la baguette de pain, la première qu’il a sortie du four de son père boulanger, avec qui il a commencé à travailler à douze, treize ans. Non, il ne se rappelle pas de sa première baguette. C’est trop vieux. C’était il y a soixante-dix-huit ans. Vous vous rappelleriez, vous ?

On a beau leur assurer qu’il n’y a pas d’obligation à répondre à la question posée, passées les deux ou trois secondes de réflexion (d’évasion), ils répondent. Tous. Même ceux qui ne désiraient pas franchement répondre. On ne peut pas s’en empêcher, de se raconter.  Raconter l’enfant, le jeune homme arrivant d’Italie à 21 ans, une vie, une carrière à nourrir avec amour tous les écoliers, depuis la première cuillerée servie jusqu’à celle de la veille. On revoit les gestes que les parents ont appris, la première oie gavée, on sait que l’on a su, même si la journée d’hier est parfois confuse. Certains souvenirs liés aux émotions, au lieu de vie, sont posés au fond de nous, intacts, un peu jaunis peut-être, comme des photos qui, ressaisies par le regard se mettent à nouveau à vivre, les sensations en plus.

Alors profitons-en, pour les écouter, ces souvenirs, pour les re-garder surtout. Pour les garder, tout court.

PortraitsTerraubois-Levert_Camille_01
(photographies C. Levert)

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Portraits de Terraubois est un travail photographique de portraits en diptyque réalisé par Camille Levert. Il est voué à être exposé à Terraube, puis à voyager dans le Gers dans des lieux publics tels que des maisons de retraite, des médiathèques ou des mairies.
Le processus de prise de vue est inspiré du travail d’Angela Fama, une photographe américaine qui a réalisé une série intitulée « How are you? », dans laquelle elle posait cette question simple (Comment allez-vous ?) à ses modèles, puis enclenchait l’appareil photo juste après, pour saisir leur expression avant qu’ils ne lui répondent.
Contrairement aux modèles d’Angela Fama qui sont des passants anonymes questionnés sur leur présent, les Terraubois sont ici sélectionnés pour leur histoire avec le village et interrogés par la photographe sur un point précis de leur passé lointain. Chaque question est personnalisée.
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