Archives pour la catégorie Artistes

Rex Koo (Hong Kong cinema, du 30 juin au 18 juillet 2017)

SelfPortraitNé en 1977 à Hong Kong, Rex KOO a fait ses études de design graphique à Manchester en Angleterre. Passionné de typographie il a longtemps travaillé comme graphiste pour différentes agences et a notamment participé à la création de l’affiche du film In The Mood for Love.

Mais Rex KOO est aussi un artiste puriste qui chérie le travail manuel, celui qui prend du temps et replace l’homme dans le concret, loin des écrans.

L’écran, il le réserve au cinéma, dont il est féru. Particulièrement celui de son île, Hong Kong. L’oeil critique sur les mutations subies depuis la rétrocession, notamment par l’industrie du cinéma hongkongaise, il revoit avec nostalgie ses films préférés, ceux d’avant 1997. Il en tire son inspiration pour un travail riche de dessins en couleurs tracés aux feutres aquarelle. Il poste ses illustrations sur une page Facebook intitulée « Rex Koo sometimes feels so blue » (Rex Koo a tellement le blues parfois). Ce travail personnel, qui a déjà donné lieu à trois publications, est une collection d’arrêts sur image de grands classiques du cinéma hongkongais des années 80 et 90, la belle époque qui a vu éclore les stars comme les auteurs et les grands réalisateurs.

L’époque des films de gangsters, ceux qui ont remplacé les poings du kung-fu par les automatiques, un dans chaque main (Le Syndicat du Crime, Une balle dans la tête, The Killer… de John Woo). Mais aussi celle des farces de Stephen Chow où violence extrême et humour paillard s’entremêlent avec la fluidité du mo lei tau, cette forme d’humour née à Hong Kong à la fin du 20ème siècle, et qui joue avec les effets de surprise, les incongruités, les anachronismes délibérés. Le mo lei tau et son irrévérence poussée à l’extrême, son anarchisme joyeux. Et bien sûr la magnifique vague des grands auteurs de films intimistes, Wong Kar-Wai (In the Mood for Love, Happy Together, Nos années sauvages …) et Stanley Kwan (Rouge, Center Stage …)

Autant de chefs d’oeuvre incontournables qui continuent d’inspirer au-delà de Hong Kong, et que vous reconnaîtrez dans les dessins de Rex KOO.

Portfolio : http://www.rex-air.net/

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Merci à Print Studio Ink’Chacha
de sponsoriser Rex Koo
pour notre exposition !

 
Quelques vidéos :

Les artistes (exposition « Hong Kong lentement » du 8 au 15 août 2016)

 

Alexis IP KA WAI
(Hong Kong)
Alexis Ip Ka Wai est professeur d’arts visuels en collège et lycée sur l’île de Tsing Yi, une île de Hong Kong. Il pratique aussi la poterie et la sculpture.
Alexis utilise la technique du fotomo (photocollage en 3D) pour réaliser des oeuvres vouées à préserver la mémoire de la culture hongkongaise : scènes de rues, boutiques traditionnelles, façades anciennes. La vie quotidienne des petites gens, des petits commerces ainsi que les traditions chinoises (défilés, danses du lion) sont ses principales inspirations. C’est pourquoi ses fotomos sont collectionnés par le Musée des Arts de Hong Kong, et sont régulièrement exposés à Hong Kong et Macao. 
Son fotomo intitulé « The Blue House » et son travail de poterie « The Old Memories » furent sélectionnés pour la biennale de Hong Kong 2005. Son fotomo « Hong Kong Image, Fa Yuen Street » remporta le grand prix des Arts Contemporains de Hong Kong en 2009.
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Veron Sung
(Hong Kong)
Veron est une photographe hongkongaise qui a fait ses études en Angleterre et en France. Elle a travaillé à Londres, Sidney, Auckland, Bali et est aujourd’hui basée à Hong Kong. Son travail a été exposé et récompensé en Asie et en Europe. Veron a voyagé dans de nombreux pays et a travaillé pour des magazines et des entreprises internationaux tels que Bazaar ou Kodak.
Son travail consiste à défier les limites de la photographie, à en étudier les applications possibles sur divers supports, tout en restant essentiellement inspirée par la vie quotidienne.
Elle met de l’art dans le quotidien. Ses réalisations ont souvent une fonction pratique. Veron crée de nombreux objets photographiques à la croisée de différents media, qui peuvent être utilisés, ou portés : photographies colorisées manuellement, kaleidoscope recyclés en objectifs d’appareils photo, fotomo en 3D, objets de décoration ou accessoires de mode, ou encore sculptures photographiques … http://veronsung.wix.com/veronsung
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Taihang-Sonia-a-son-bureau-smallGérard Henry
(Hong Kong)

Gérard Henry vit à Hong Kong depuis 1981. Il est critique d’art, dessinateur et écrivain. Il est l’auteur de nombreux catalogues d’artistes, et rédacteur en chef de la revue culturelle bilingue français-chinois Paroles publiée à Hong Kong. Il a collaboré à la revue Perspectives Chinoises et au Monde diplomatique, et a été chroniqueur à la Radio Suisse Romande. Ses chroniques ont été publiées en 2008 aux Editions Zoé sous le titre « Chroniques hongkongaises, une si parfaite irréalité « .
Il est l’auteur de Entre montagnes et mer, un blog illustré de dessins où le paysage, l’humain, le végétal, l’anecdotique, le politique et le social se côtoient sans hiérarchie pour dessiner le portrait de Hong Kong, cité très vivante adossée à de petites montagnes sur le rivage de la Mer de Chine su Sud.         http://blog.courrierinternational.com/entre-montagnes-et-mers/

 

EliseWehle-smallwebElise Wehle
(USA)
Elise a fait ses études d’art à l’université de Brigham Young dans le Utah.
Alors inspirée dans son travail artistique par les paysages vallonnés, rocailleux et forestiers de cette région du centre ouest des Etats-Unis, elle décide de partir vivre et étudier huit mois dans le sud de l’Espagne. C’est en Espagne qu’elle découvre vraiment les motifs.
Ceux qui ornent les bâtiments ordinaires, et bien sûr ceux de la célèbre Alhambra de Grenade, ce palais mauresque entièrement sculpté de motifs délicats, de ses voutes à ses sols carrelés de mosaïques. La découverte de cet ensemble architectural a profondément et durablement changé sa démarche artistique.
Elise a ressenti la nécessité d’inclure dans pratique artistique, ce long et laborieux travail d’artisan. La technique du papier découpé lui permet de s’investir de façon entière dans ses collages.
De retour dans le Utah avec cette inspiration nouvelle, elle obtint son diplôme en 2012 et vit aujourd’hui de son art, avec son mari et leur fille. http://www.elisewehle.com

 

SketchesUnderTheUmbrellaHong Kong Urban Sketchers
Le groupe Hong Kong Urban Sketchers est une communauté ouverte de dessinateurs résidant ou voyageant à Hong Kong. Fondé en 2013 il est aujourd’hui l’une des communautés de sketchers les plus actives de l’ensemble des Urban Sketchers, communauté globale fondée en 2008. Chaque membre respecte les quelques règles sur lesquelles le fonctionnement général est basé, dont la principale est de dessiner in situ, et non d’après photo ou de mémoire, et de partager ensuite son dessin sur le réseau social du groupe.
https://www.facebook.com/groups/USKHK
Nous présentons ici quelques dessins de Alvin Wong (co-fondateur des HK Urban Sketchers), Noble Wong, Rob Sketcherman, Elaine Chiu et Victor Law.

 

lantauIsland-small-YEJIYUNYeji YUN
(Corée)
Yeji YUN est une illustratrice et une artiste coréenne qui vit et travaille à Séoul. Malgré son jeune âge (elle est née en 1983), Yeji, qui travaille depuis plus de 10 ans, dispose déjà d’un portfolio impressionnant. Son style, unique et foisonnant, s’épanouie dans des projets de commande ou personnels. Découvrir le travail de Yeji c’est entrer dans un monde fantastique qui ne connait pas de limites. En se plongeant dans ses tout premiers dessins, on comprend à quel point l’imagination de cette artiste prolifique est avant tout nourrie de valeurs universelles, sur lesquelles on l’imagine avoir beaucoup réfléchi durant son adolescence : l’amour, la mort, le bonheur, la solitude. Mais aussi l’univers tout entier, les animaux, les contes, les personnages ésotériques, la musique, la nature. Son style est à la fois très naïf et très mature, ce qui lui permet d’émouvoir tout le monde, les adultes comme les enfants. L’enfance est d’ailleurs une grande source d’inspiration pour Yeji qui travaille beaucoup pour l’édition enfantine.
http://seeouterspace.com/studio/

 

HKtop-camillelevert-smallCamille Levert
(Gers, Hong Kong)
Camille est une photographe de nature morte et de portrait. Elle pratique aussi le collage. Depuis 2013 elle anime des ateliers de « photographie créative » dans les écoles en s’appuyant notamment sur un concept qu’elle a imaginé en 2012 : Kidlightbox, ou comment permettre aux enfants de créer eux-mêmes leur matériel de prise de vue pour petits objets. Ces ateliers en écoles évoluent aujourd’hui vers un programme plus large et plus complet permettant aux enfants d’explorer la photographie créative et ses techniques mixtes par une approche sensorielle de l’image. Elle vit entre le Gers et Hong Kong depuis l’été 2015. Elle a co-fondé le Grizzli Vert en 2014. http://www.camillelevert.com

Les artistes (Exposition « Lieux communs ? » du 16 au 31 mai 2015)

Mauer_Park_Diane_MeyerQuand Diane Meyer, photographe et professeure de photographie américaine (elle vit et travaille à Los Angeles où elle enseigne l’histoire de la photographie), brode au point de croix, directement sur une photographie prise à Berlin, ce qui peut être qualifié de fantôme du Mur de Berlin, à son exact ancien emplacement, elle ne restaure pas un mur de briques ou de béton. Elle construit ce qu’elle voit au travers, et brode une vision pixellisée de ce qu’il y a derrière ce mur. Bref, elle nous montre de qu’il y a derrière un mur absent ! Ainsi, elle interprète son absence, et paradoxalement, fait peser sur le paysage environnant, tout le poids de ce mur, le poids de son souvenir.
C’est la première fois que ce travail unique est exposé en France.
Diane Meyer a exposé à Arles en 2011.
http://www.dianemeyer.net

 

Sara Munari, photographe italienne et professeure en histoire de la photographie, sélectionnée en 2014 au Festival des Boutographies de Montpellier, s’est également appuyée sur ses propres photographies pour considérer le rapport des individus à leur espace. Sa photographie ne s’arrête pas non plus à la prise de vue, au cadrage, à la construction d’une série. Se servant de ses images prises en Israël et en Palestine, elle a tracé des lignes, posé des disques de couleurs sur les personnes, autant d’éléments picturaux – nets, mais non agressifs, tout en transparence, qui séparent, isolent, délimitent, autant qu’ils mettent en valeur, révèlent, ou subliment. La notion d’espace, c’est tout le sujet de sa série. Chaque individu, chaque bâtiment, chaque élément urbain, porte en lui des limites spatiales qui dépassent un peu son entité et sont non visibles à l’oeil nu.
http://www.saramunari.it

 

hotecouture2Aurélie Pertusot (vit et travaille entre Berlin et Metz)
Aurélie Pertusot est une artiste plasticienne entre-mêleuse. Elle mêle les habitants des bâtiments qui lui inspirent ses installations, à la réalisation de ces dernières. Pour son projet Hôte couture 2, soutenu par le Frac Lorraine et le Centre Pompidou Metz, elle tisse à l’aide de kilomètres de ruban rouge, des liens entre les appartements, en passant au sens propre par les fenêtres. Attachés ainsi par ce fil rouge gigantesque, maisons et appartements sont tenus serrés comme des paquets, comme s’il fallait montrer l’imbrication des immeubles entre eux, la rendre évidente. L’art a parfois besoin de nous rappeler certaines évidences. Et c’est dans sa simplicité la plus touchante qu’il y réussit.
Aurélie Pertusot a imaginé spécialement pour le Grizzli Vert et l’exposition « Lieux communs ? » une présentation en images, textes et son de Hôte Couture 2.

wp3GrizzliVerySmallExclu Grizzli ! Ecoutez le trailer son de Hôte-couture 2, une installation par Aurélie Pertusot


http://aureliepertusot.free.fr

 

CouetteLa série Récréations de Dominique Rollet est tout à fait étonnante, empreinte de nostalgie et de poésie. Elle retrace une naïveté et une fraîcheur adolescentes, sur des photographies anciennes d’un lycée parisien, avant son ouverture.
Salles de classe, bureaux et cour, vides de leurs élèves et de leurs professeurs, s’emplissent d’humour et d’insolence. Sommes-nous dans le souvenir de ce qui a été, ou dans l’attente de ce qui sera ? Les broderies et les collages de Dominique Rollet toucheront tous les anciens élèves que nous sommes. Originaire du Gers, elle vit et travaille à Paris.
http://troispointssurlei.tumblr.com

76c2cb_3b37319dc0974f64b771f1b255541d6e.jpg_srb_p_600_636_75_22_0.50_1.20_0.00_jpg_srbLudivine Large-Bessette est directrice de la photographie diplômée de la Femis, elle vit et travaille à Paris.
Du paysage créé par l’Homme, à l’Homme conditionné par le paysage, il n’y a qu’un pas, ou plutôt qu’un jeu de formes. Est-ce l’un qui influence l’autre ? L’autre qui se révèle au premier ? On ne sait plus très bien. Celui qui s’adapte et celui qui infléchit, fusionnent et se jaugent en même temps.
Et c’est tout ce jeu d’interdépendances, de formes géométriques et de sensations physiques qui nous amène alors à redécouvrir ces lieux banalisés dans notre quotidien.
http://www.largebessettedirectricephoto.com

 

 

Capture d’écran 2015-03-31 à 22.12.54Isabelle Souriment est photographe, elle vit et travaille dans le Gers. Quand la salle Mouzon de Auch devient maquette… Isabelle Souriment se joue de notre oeil qui croit voir, et finalement voit autre chose. Sa photographie à la chambre utilisant la technique du décentrement, oblige notre oeil à un va-et-vient entre deux mondes, celui du vrai, et celui du faux. Celui du grand, et celui du minuscule. Faut-il croire ce que l’on voit, ou voir ce que l’on croit ?
Ici la photographie questionne et défie, elle joue pleinement son rôle de provocateur de l’oeil.
http://www.isabelle-souriment.com

 

LOOKINGFOR1Audrey Jean-Baptiste
Après avoir appris à décrypter le genre humain et plus spécialement le génocide Rwandais lors de ses études d’Anthropologie, Audrey Jean-Baptiste a voulu s’extraire des mots couchés sur le papier en se dirigeant vers le cinéma documentaire. Après avoir relayé les histoires des autres, elle a voulu écrire les siennes et s’est dirigée vers la fiction.
Looking for (9 min 54 sec) est un film de danse mettant en scène trois jeunes femmes expérimentant l’espace public afin d’y trouver leur place. Allongées sur un trottoir, dévalant une rampe d’escalier, perchées sur un muret, elles appréhendent ces espaces autrement que comme des lieux de passage anonymes. En faisant ainsi un pas de côté par le biais de l’imaginaire, elles questionnent les usages sociaux et le dressage de leur propre corps. Ce film est le résultat d’une collaboration complémentaire entre la chorégraphe Lucile Rimbert et la réalisatrice Audrey Jean-Baptiste.